Sois Sage et Parle Fort

Sois Sage et Parle Fort

Le podcast pour oser, pour se changer, ne plus se conformer, se cultiver, créer, partager.

Marie Arnoult

Rire, parfois pleurer, défendre nos opinions, débattre de sujets et anecdotes variées : culture, voyage, alimentation, santé, bien-être, développement personnel, environnement, psychologie ... Je suis Marie, et j'ai décidé d'arrêté d'être trop sage. Et de parler fort, de ce que j'ai envie, comme j'en ai envie. Avec vous. Pour nous. Instagram : @marie_la_graine

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Violences sexuelles et amnésie, quand le cerveau efface la mémoire pour se protéger

En France, un viol est commis toutes les 7 minutes. Chaque année en France, 93 000 femmes déclarent avoir été victimes de viol ou tentative de viol. Dans 90 % des cas, la victime connaît son agresseur. Chaque année en France, 225 000 femmes sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles au sein du couple. En 2017, environ 1 million de femmes ont été confrontées au moins une fois à une situation de harcèlement sexuel au travail ou dans les espaces publics.


Je t’annonce la couleur, et elle n’est pas rose. Certes, la parole se libère peu à peu, mais les chiffres eux, ne changent pas. Ces chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité : quand on sait qu’une part des victimes souffrent d’amnésie post traumatique, alors on comprend que les vraies données sont édifiantes. Sans compter les enfants qui ne disent rien, les femmes et hommes qui ont peur de porter plainte. Et ceux qui ne se rappellent pas. Sauf qu’un jour, parfois, sans crier gare, le souvenir remonte. En pleine face, comme ça. Que faire alors lorsque l’on sait avoir été victime sans pour autant connaître son agresseur ? Quel comportement adopter lorsque l’entourage ne croit tout simplement pas à cette réalité? 


Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir Solène, que je remercie d’avoir osé me contacter pour parler fort de sa vérité. Une vérité qui dérange mais qui est bien là. Avoir subi des violences sexuelles dans l’enfance à des conséquences terribles sur le quotidien, même quand on ne s’en souvient pas vraiment. 


Vous pouvez retrouver les dessins de Solène sur son compte instagram : @unbrinartistique // et mon compte @marie_la_graine

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Le don d'ovocyte gratuit en France, paradoxe d'une loi illogique, avec Anaïs (2/2)

Quand on sait que chaque année, 8000 couples attendent un don. Quand on connaît la lourdeur de ce qu'implique le don de gamètes, encore plus d'ovocytes... que penser de cette loi française qui continue de considérer que "donner" une partie de son corps doit rester un acte gratuit ? Quand on sait ce que suppose le don d'ovocytes, les rendez-vous répétés à l'hôpital, les injections d'hormones, le prélèvement sous anesthésie ... Pourquoi donc la France reste l'un des seuls pays à refuser d'accorder une contrepartie ?


Pourtant, des donneuses, il y en a peu. Et la communication autour du don ? Absente. Alors doit-on reconsidérer cette loi ? Doit-on envisager d'accorder une rétribution à celles et ceux qui décident de donner une infime partie de leur être, pour permettre à d'autres de devenir parents ? Ou bien doit-on continuer le don de gamètes comme un acte qui doit rester gratuit ?


La suite de notre échange, avec Anaïs, qui a un jour décidé que ne pas donner était du gâchis.

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Faire un don d'ovocytes était une évidence, un besoin viscéral


Si aujourd’hui la PMA est un sujet relativement abordé, celui du don de gamètes reste silencié, encore plus lorsque l'on est une femme. On fait parler ceux qui reçoivent des ovocytes, mais entend-on parler de ceux et celles qui décident de donner ? Et connaît-on vraiment le parcours de ceux qui décident de faire don d’une partie de leur corps ? 


Petite particularité française, le don de gamètes est un acte gratuit et non rémunéré. Le parcours est loin d’être anodin, alors que dans de nombreux pays, les femmes reçoivent une contrepartie financière pour ce que leur coûte ce parcours compliqué. Ce refus de rémunérer ne serait-il pas paradoxal ? Et puis, il y a la question de l’anonymat : en France, les différentes lois relatives au don de gamète rappellent que le don reste anonyme. Cette obligation d’anonymat a de fait rendu supérieur le projet parental à la réalité biologique. Ainsi, le donneur ne sera jamais considéré comme parent. En 2011, la loi de bioéthique s’est légèrement alignée à la vision européenne. Désormais, il y a la possibilité d’une levée de l’anonymat partielle, permettant à l’enfant d’obtenir, à sa majorité, des informations non identifiantes sur le donneur. L’anonymat imposé par la loi française renforce l’idée selon laquelle le parent social serait supérieur au parent biologique. Cette loi n’a pas pour but ni de protéger le donneur, ni l’enfant, mais bien le secret qui entoure la conception. La gratuité en France du don a pour conséquences que 8000 couples sont en liste d’ attente, car des donneuses, il y en a peu.


Pour donner, il faut avoir 18 et 37 ans pour les femmes, et attention, l’accord du compagnon. Quand on sait qu'un don d’ovocytes ne peut aller qu’à 1 ou 2 couples, et qu’un don de sperme peut être reçu par 10 couples, autant dire que le don d’ovocytes en France souffre d’une large pénurie. Concrètement, pendant 10 à 12 jours, les donneuses enchaînent : injections, prises de sang, échographies, prélèvement avec hospitalisation, entretien psychologique... À titre de comparaison, en Espagne, le don est rémunéré à hauteur de 900 euros, et chaque donneuse ne peut donner que 2 fois par an et 6 fois en tout. Et évidemment, les donneuses sont bien plus nombreuses. 

Par delà les questions entre éthique et droits fondamentaux, il était important de donner la voix à l’une de celles qui à décidé de faire don de ses gamètes.

Anaïs fait partie de ces femmes qui un jour, ont décidé qu'il était trop injuste d'ovuler chaque mois sans pouvoir faire profiter des couples en attente d'une donneuse. Anaïs s'est engagée dans ce parcours, loin d'imaginer que ce don, gratuit et anonyme, serait si complexe.


On se retrouve sur instagram pour en parler : @marie_la_graine

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Alcool et patriarcat : quand la femme ose boire comme un homme, avec Anna (2/2)

Fin de la journée, l'homme se sert une pinte de bière, il l'a bien mérité vu la charge de responsabilités qui lui incombe, lui. L'alcool est un nom masculin et il s'accorde sur les mécanismes du patriarcat. Boire n'est pas un acte anodin, et c'est bien plus qu'un geste banal. Pourtant, notre société semble avoir oublié que cette substance n'est pas sans conséquence. Le geste de boire devrait être la cerise sur le gâteau, mais il faut croire qu'il a passé la frontière du plaisir dispensable, pour devenir une consommation nécessaire.


Comment peut-on définir la limite entre boire et trop boire ? A partir de quel comportement peut-on s'interroger sur sa propre consommation d'alcool ? Et surtout, que révèle l'image de l'alcool par notre société ?


L'alcool : un territoire masculin l

Attention whore : les putes de l'attention qui osent s'affranchir

L'importance de la famille : quand la mère mène une dictature

Alcool : le sevrage seul est pire que de continuer

L'importance d'être accompagné.e : mettre des mots sur des maux

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Alcoolisme : quand le verre devient un besoin, c'est déjà trop tard. Avec Anna (1/2)

Chaque année, 49 000 personnes décèdent des suites d'une consommation d'alcool. Par accident de la route, cancer, ou encore suicide. Non, mais moi je contrôle. Ah oui ? Sais-tu vraiment où est la limite entre boire et trop boire ? L'OMS considère qu'au delà de dix doses par semaine, soit 3 demis, 5 verres de vin, et 2 cocktails, et sans plusieurs jours d'affilée de totale sobriété, la barrière est largement franchie. Mais par delà la quantité, la question de la dépendance à l'alcool relève avant tout de ce que le verre apporte.


La confiance ? La béquille pour s'intégrer ? La boisson qui permet d'oser ? Le liquide qui devient un besoin pour s'amuser ? Et si je te dis : à partir de demain, des soirées sans alcool, des vacances sans alcool, un quotidien sans alcool. Alors ? Quelle est ta réaction ?


Et puis, ce qui entoure l'alcool. L'homme qui boit est charmeur, voire drôle ou cocasse lorsqu'il est ivre. La femme qui boit se laisse aller, se ridiculise, voire, risque l'agression. Elle l'aura cherché, non ? Non. L'alcoolisme débute bien avant qu'il soit trop tard. Dès lors que le verre devient un besoin et non plus un plaisir occasionnel.


> Anna et l'alcoolisme : personne ne le voit, personne ne le sait

> Les représentations sociales de l'alcool : un masculinisme à l'apogée

> La femme qui boit : sensuelle, soumise, ridicule ou en danger.

> La frontière entre boire et trop boire, comment la situer ?

> L'alcoolisme : une addiction similaire aux TCA


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