Sois Sage et Parle Fort

Sois Sage et Parle Fort

Le podcast pour oser, pour se changer, ne plus se conformer, se cultiver, créer, partager.

Marie Arnoult

Rire, parfois pleurer, défendre nos opinions, débattre de sujets et anecdotes variées : culture, voyage, alimentation, santé, bien-être, développement personnel, environnement, psychologie ... Je suis Marie, et j'ai décidé d'arrêté d'être trop sage. Et de parler fort, de ce que j'ai envie, comme j'en ai envie. Avec vous. Pour nous. Instagram : @marie_la_graine

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De la comm' à la boulange, Emmanuelle : "la reconversion m'a prise aux tripes, ça ne s'explique pas"

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C’est l'histoire d’une jeune femme ou d’un jeune homme, qui se persuade qu’il doit faire telles études, pour obtenir tel métier, dans tel secteur. Le genre de job tranquille, métro-boulot- dodo. Le salaire pas dingue, les journées à rallonge, les "charrettes" qui font rester au bureau jusqu'à minuit, les mails des clients incessants, et un quotidien qui perd son sens. Finir par arriver le matin déjà épuisé.e, ne sachant plus pourquoi ce métier, pourquoi cette épuisement viscéral. Cette impression étouffante de ne plus être soi-même.


Survivre, au lieu de vivre. Et là, le burn-out. C’est ce que beaucoup vivent, et peu osent tout envoyer péter. Tu vas me dire, mais si je n’ai pas de passion ? Je dirai : peut-être que tu tu ne laisses pas de place à d’autres choses que ce que la case dans laquelle tu t’enfermes te permet. 


Emmanuelle a tout envoyé en l'air. Après plusieurs années en agence de communication, le corps craque, burn-out.

Deux ans plus tard, elle se lève la nuit pour pétrir, confectionner les roulés cannelle, et tourer les pâtes feuilletées de boulangeries d’exception. Pour en venir là, il lui aura fallu se battre, oser s'affranchir, et se reconnecter à ses souvenirs d'enfance...


A menu :


  • Quand la société nous enferme dans des cases
  • Survivre et non vivre : la dépression du non sens
  • La mort, les souvenirs, et les tartes aux pommes de sa grand-mère
  • Maison Plisson, sacs de farine, et sueur sucrée à la cannelle
  • Instagram : le procès honteux des artisans par des influenceurs amateurs
  • Les déviances des réseaux social et de la tendance "authenticité"
  • La reconversion : est-ce vraiment possible ? Comment ?
  • A la fin de l'épisode, une surprise.


En vrac, il y aura : des rochers Suchard, le rapport au sucré quand on pâtisse en continu, l'amour des produits bruts, la peur de l'échec, la pression du monde de la cuisine, le décalage et la vie sociale, les plaisirs de la table, les tendances "healthy" vs "la bonne franquette", pâte levée, blanquette et chocolat.


Fais chauffer ton café, et installes toi. Et retrouves Emmanuelle sur intagram : @emmadubuis


Ps : Une étoile et un commentaire sur Itunes m'aident énormément. Ou un partage à tes proches, si tu aimes mon podcast ❤


@marie_la_graine

 


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Confinement 2/2 : L'idéaliser est un privilège de classe aberrant, mais rester serein.e est un choix qui demande du courage

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Voici la partie 2 au sujet de cette situation aussi absurde qu'inédite. Avant toute chose : ma dérision et mon humour noir ne sont pas signe de jugement. Il ne s'agit que de l'expression de l’exigence exacerbée que j'ai à mon égard, et la bienveillance est une chose particulièrement difficile pour ma part. Cet épisode sera l'occasion de me confier un peu plus en détails.

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Je n’ai plus de repères mais étrangement, je ne me suis jamais autant sentie présente et vivante. Je refuse de glorifier le confinement comme un moyen d’éveil spirituel, car c'est en réalité quelque chose de terrible pour beaucoup de personnes. Je pense aux femmes battues cloîtrées chez elles. Aux soignants qui partent au travail la boule au ventre, en rage contre un gouvernement incapable de leur donner les moyens d'exercer dignement. Aux familles entassées dans des HLM insalubres. A toutes ces personnes qui vont perdre leur travail, aux personnes souffrant de maladies mentales et autres addictions...


Albert Camus : “la peste fut notre affaire à tous”. Sauf que nous n'avons pas tous la capacité à affronter nos émotions. Dans tous les cas, une chose à retenir : quels que soient nos ressentis actuels, l’humain a une formidable capacité d'adaptation. Et j'y crois sincèrement.

Alors, deux options : dépasser la situation et en faire quelque chose, ou ne pas accepter et éviter toute confrontation émotionnelle par divers moyens.

Mais comment passer d'une société hyperactive à la limitation, l'isolement et l'angoisse sourde des lendemains ?


Dans cet épisode :

-Explications scientifiques et cérébrales : la déprime est-elle normale ?

-Romantiser le confinement est inapproprié et insultant

-Nouvelle injonction : l'hyper-productivité affichée comme une forme d'épanouissement personnel #slowlifebidon #onlacherien #fitnesschallengedemesdeux

-Vos témoignages : comment vous vivez la situation

-Les 5 phases psychologiques du confinement

-Renoncer à vouloir changer les autres, et après ?

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J'aurai aimé croire que notre société sortira plus forte de cette épreuve. Mais j’en doute car ce confinement nous a été imposé et non choisi librement. Par contre, j'ai fait le choix d'en faire quelque chose. ❤


Pensées à vous. Bienveillance. Viens donc me voir sur instagram @marie_la_graine et inscris-toi à la newsletter du bonheur...

 


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Confinement 1/2 : Ce qui est accablant ce n’est pas le manque de liberté, c’est l’enfermement avec soi-même

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Alors voilà : nous sommes plus inquiets par la restriction de notre liberté de façon temporaire que de la mort de milliers de personnes ? Comment se fait-il que la perspective d’être limité dans sa manière de mener sa vie fait partir autant de gens en sucette ?


Après le moment de déni, “mais ça va c'est juste une p'tite grippe”, a débarqué la panique totale et les comportements les plus absurdes.


Et tout citadin ayant sa famille en campagne s’est probablement demandé : "vaut-t-il mieux que je reste solo chez moi devant mes pâtes ou que je rentre chez papa-maman mettre les pieds sous la table quitte à faire exactement l'inverse de qu'il faudrait?"


J’ai vu sur les élans de paniques face à l'annonce du confinement, qui, en restreignant un peu notre liberté, a pourtant pour but de nous sauver. J’ai observé le refus de respecter des règles pourtant simples, "restez chez vous", car oui, nous avons la chance de pouvoir le faire. Les craintes ? La perspective d’être chez seul.e., la peur de l’ennui, le sentiment d’étouffement, d'inutilité ou de perte de repères.


Cette expérience est passionnante. J'observe derrière mon écran, je souris en regardant les comportements. Je vous le dis, les réseaux sociaux c'est ma télé-réalité à moi.

Blaise Pascal l’a dit : “Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, ne pas savoir demeurer au repos dans une chambre”.


Et vous, dans quelle mesure êtes-vous capables de vous confronter à vous même ? Sans repères sur nos lendemains pour nous sentir rassurés ? 

La réalité d'aujourd’hui génère des émotions face que la majorité d'entre nous ne savent pas gérer. Quand on fait évoluer une société tout entière dans un climat où la consommation à outrance est reine, quand on éduque nos enfants dans un monde où l’on obtient ce que l’on veut en claquant des doigts, quand on grandit avec l'injonction à faire, produire, s’agiter et performer ... le jour où l’on nous dit STOP, c'est la panique.


Entre autres :

  • Confinement : les conséquences psychologiques de l'isolement et de l'incertitude
  • Quand l'agitation devient une fuite : sport façon hamster et remplissage du vide (déviances, TCA et business)
  • Élans de solidarité, partages et conseils pour tirer profit de cette expérience
  • La place de la santé mentale : quand le trouble psychique préalable peut servir de force


Comme d'habitude, rendez-vous sur @marie_la_graine pour me raconter ce que vous en pensez.

Numéro d'écoute psychologique dédié si besoin : 0 800 130 000

 


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Camille, "Ma derma était un moyen de ne pas affronter mes émotions et de refuser le lâcher-prise"

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Camille pourrait sembler avoir une vie banale d’une jeune femme parisienne, travaillant comme Freelance dans la création de contenus. Le regard bleu, les cheveux dorés, le sourire communicatif, joyeuse et perfectionniste. Une femme comme toi et moi.

Mais derrière l'apparence : une maladie psychique qu’elle a subit pendant de 15 ans, très peu connue, et qui touche plus de personnes qu'on ne l'imagine. Désormais guérie, Camille a créée @peau.ssible afin de pouvoir aider ceux qui en auraient besoin, à défaut d'avoir trouvé des réponses au début de sa maladie, si longtemps ignorée.


J'attends vos retours sur instagram : @marie_la_graine

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La dermatillomanie est un Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC) se caractérisant par un grattage impulsif, excessif et répété de la peau entraînant des lésions et des cicatrices. Ce trouble affecte la vie sociale, personnelle, professionnelle de la personne atteinte, au point d’éviter certaines activités et événements importants à cause des plaies. Aussi appelée acné excoriée, elle n'a fait l'objet d'une reconnaissance en France qu'en 2015.

Plus qu'un symptôme, il s'agit d'une vraie addiction, au même titre que l'anorexie, la boulimie, la bigorexie, l'addiction au travail, ou les TOC de contrôle... Une addiction se reconnait entre autres par ces éléments :

-Impossibilité de résister aux impulsions

-Sensation croissante de tension avant le passage à l'acte

-Plaisir ou soulagement pendant sa durée

-Sensation de perte de contrôle pendant le comportement

Mais aussi : préoccupation liée à ce comportement, perte de contrôle, tentatives répétées pour réduire ou abandonner cet acte, survenue fréquente en cas de pression, situation anxiogène ou tâche professionnelle ou scolaire à accomplir, continuation du comportement même si la personne a conscience que c'est mauvais ou inadapté, agitation en cas d'impossibilité de faire ce comportement.

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Une addiction n'est pas LE problème, mais la partie visible de l'iceberg. Comme pour les TCA, la dermatillomanie est finalement un moyen pour annihiler l’angoisse, gérer les émotions, et refuser de lâcher le contrôle.


A travers sont site et son compte insta, Camille a souhaité créer un espace dédié à cette pathologie, à ceux qui ne savent plus quoi faire, ni à qui demander de l'aide. Il ne s'agit pas d'un caprice, d'une obsession futile de la peau, mais d'un mal-être profond exprimé par un symptôme visible. Pourquoi est-ce passionnant ? Parce que le cheminement que Camille a fait, tout le monde devrait le faire.


Notre conclusion ? Nous vivons dans une société malade. Malade du contrôle. Malade des émotions. Et finalement, sa dermatillomanie, ou mon anorexie, sont presque des "cadeaux" de la vie pour nous forcer à devenir entières.

Nos addictions et nos failles sont des dons. A condition de s'en saisir et de s'en libérer. ❤

 


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Prostitution : une loi abolitionniste absurde, l'urgence de repenser le travail du sexe, et enfin niquer le patriarcat.

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Boum, encore un pavé dans la mare, comme j'aime. Plus c'est tabou, plus il y a à dire. Remuer les idées, secouer les non-dits, dénoncer les stigmates et renverser nos convictions. Sois Sage et Parle Fort dénonce. J'accuse. Viens donc en parler ici : @marie_la_graine


J'accuse la législation française abolitionniste d'entraver la liberté de milliers de prostitué.e.s.

J'accuse nos perceptions dictées par le patriarcat dominant de perpétrer l'idée que les femmes devraient "contrôler" leur sexualité

J'accuse nos constructions sociales d'avoir une vision étriquée de ce qu'est la liberté de disposer de son corps

J'accuse nos lois prétendument protectrices des travailleurs.ses du sexe d'exclure et d'aggraver leurs situations.

J'accuse toutes les personnes défendant une idéologie de la femme "intègre" de précariser leurs situations

J'accuse tous ceux qui dénoncent les féminicides d'oublier de parler de toutes les femmes prostituées assassinées.

J'accuse tous ceux qui ont pitié des prostitué.e.s de ne pas avoir l'ouverture d'esprit d'envisager qu'elles puissent sincèrement aimer leur métier


Un thème très spécial, dont on entend peu parler. Si je me suis posé la question, peut-être que d’autres se la posent aussi. Sois Sage et Parle Fort n’est pas là que pour parler du politiquement correct.

 

On dit que la prostitution est le plus vieux métier du monde, mais connait-on vraiment l’histoire du travail du sexe ? J’ai longtemps eu des préjugés sur toutes sortes de choses, et petit à petit je comprends personne ne mérite de subir des a priori. J’ai longtemps pensé que les personnes qui utilisent leur corps comme moyen de rémunération vivaient cela comme une contrainte. Et si c'était le contraire ? Voire un moyen de libération ?


Au menu :

  • Petite histoire de la prostitution en France: une législation absurde et illogique
  • Travail du Sexe : les revendications des associations de défense des prostitué.e.s
  • Et si le travail du sexe était ... légal ? Et si c'était l'interdiction qui engendrait des déviances ?
  • L'exemple de la Suisse : une prostitution légale, assumée, encadrée .... bilan ?
  • La stigmatisation de la pute : où comment la sexualité féminine continue de subir le patriarcat dominant


Avec bienveillance, respect et surtout partage d'opinions. La discussion est ouverte, venez m'en parler sur instagram : @marie_la_graine

 

 


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